Commissariat à la Réforme
du Secteur de la Sécurité (CRSS)

Séance d’information sur la RSS, l’UCAO accueille le commissaire

CRSS UCAO

Le Commissaire à la Réforme du Secteur de la Sécurité (CRSS), le Général de Division Abdoulaye Coulibaly a animé dans la matinée du 02 novembre 2021 une conférence à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest, Unité Universitaire à Bamako (UCAO-UUBa). S’inscrivant dans le cadre de l’appropriation nationale de la RSS, la conférence avait pour auditeurs les étudiants de niveau licence du département de « Journalisme & communication ».
Dans un exposé très riche, souvent illustré d’exemples tirés de sa carrière professionnelle d’homme de terrain, le Général de Divion Abdoulaye Coulibaly a tenu son auditoire en haleine. Il a fait le point de l’état de mise en œuvre de la RSS, du lancement des activités en 2017 à nos jours. Il a surtout développé les missions des différents organes du cadre institutionnel de la RSS, évoqué les défis et enjeux du processus ainsi que les perspectives. Après l’exposé, il s’est prêté aux questions des étudiants. C’est dans les réponses aux interrogations que le Commissaire à la RSS s’est révélé grand pédagogue, un éducateur hors pair doublé du chef militaire averti. S’appuyant sur les comportements quotidiens d’aujourd’hui des Maliens, il a, en réponse à une question relative au rôle de la jeunesse dans la résolution de la crise actuelle, bref la construction ou la refondation du Mali Kura, expliqué la nécessité d’avoir « un nouveau type de malien ». Pour ce faire, la jeunesse malienne doit « se remettre en cause ». « De moins à moins, on n’aime le Mali et personne n’est prêt à se sacrifier pour le pays » a-t-il souligné.
La RSS étant une émanation de la crise multidimensionnelle, qu’adviendra d’elle dans 5 ans ? demande une étudiante. Notre ambition est de parvenir à une appropriation nationale de la RSS, c’est-à-dire faire en sorte que nous atteignions l’effet final recherché, à savoir la sécurité humaine, a-t-il répondu. Il a en outre précisé que la RSS est pérenne et transversale qui se veut un outil devant servir de catalyseur entre les différents départements ministériels en vue d’anticiper les événements.
Une autre question a porté : la RSS n’est-elle pas la solution pour le Mali plutôt que la France ou le groupe Wagner ? Pour le Général Abdoulaye Coulibaly, la RSS n’est pas opposable à une opération militaire encore moins à une présence virtuelle d’un quelconque groupe. La RSS est un outil à travers lequel nous invitons le gouvernement à œuvrer pour le retour de l’Etat partout dans le pays, indique-t-il.
Outre le Mali, la RSS existe-t-elle dans d’autres pays ? Affirmatif, a réagi le Commissaire à la RSS. Comme exemple de pays où il y a la RSS, il a cité la Côte d’Ivoire, la Centrafrique, le Burundi, le Rwanda, le Canada et les USA. Il a rappelé que l’Union Africaine exige des Etats membres un rapport annuel sur la RSS ; d’où l’institutionnalisation du processus et sa pérennité. Il a conclu que dans les pays comme le Canada et les USA, la révision des systèmes de défense et de sécurité tous les dix ans est une pratique courante.